A) Qu’est-ce qu’un crédit ?
C’est le prêt d’une somme d’argent, accordé par un organisme financier (société financière ou banque) à un client moyennant une rémunération exprimée sous la forme d'un taux. Le montant est déterminé par avance, et la somme prêtée est remboursée avec les intérêts en plusieurs échéances, sur une durée définie dès la souscription.
B) Historique des crédits
Les crédits ont toujours existé. Vers 2400 avant J-C, les premiers prêts étaient garantis par des récoltes, du bétail, des maisons ou des membres de la famille du débiteur qui devenaient alors des « esclaves de la dette » si ce dernier se trouvait dans l’incapacité de rembourser sa dette. Plus tard, les aubergistes se sont servis d’ardoises ou les épiciers de carnets pour noter le nom des clients auxquels ils accordaient des délais de paiement.
Les premiers systèmes modernes de crédits à la consommation sont apparus à la fin du XIXème siècle avec le développement des grands magasins parisiens. Dès lors, beaucoup d’industries comme les constructeurs automobiles ou les entreprises d’électroménager se sont mis à faire des crédits, eux aussi. Par exemple la société gérant les crédits de Renault se nomme la Diac, créée en 1924 ou celle de Philips se nomme la Radiofiducière, créée en 1933.
Aujourd’hui les deux sociétés qui dominent le marché du crédit à la consommation, en France, sont Cetelem et Sofinco.
A la fin des années 1960, début des années 1970, les banques généralistes se lancent à leur tour dans les prêts personnels établissant ainsi une nouvelle concurrence pour les établissements spécialisés dans les crédits à la consommation.
Remarque : Plusieurs économistes pensent que les crédits à la consommation sont facteurs de progrès car ils affirment une liberté nouvelle, celle de consommer. Selon eux, refuser ces crédits reviendrait alors à refuser la croissance économique et à s’opposer aux progrès.
C) Le crédit revolving : un type de crédit en accusation
La diversité des crédits à la consommation
1) Aspects négatifs du crédit revolving
- Les publicités pour les crédits à la consommation donnent de mauvaises informations sur leur produit : ce sont des offres complexes à décrypter alors qu’elles concernent souvent des personnes ayant un faible bagage culturel et éducatif.
- Le TAEG est souvent très élevé (entre 15 et 20 %, des chiffres très proches du seuil de l’usure, le taux maximum auquel les banques peuvent prêter aux particuliers)
- Les taux sont variables (ils changent tous les 3 mois en fonction de l’évolution des conditions du crédit) et la durée des remboursements est constamment réajustée, ce qui fait qu’elle devient très longue en général.
- Il n’y a pas d’étude de dossier pour savoir si l’emprunteur a les moyens de rembourser son crédit. Cette absence d’étude de dossier est la principale cause du surendettement des ménages.
2) Quel est le principe du crédit renouvelable ?
- Les établissements proposant des crédits revolving (sociétés spécialisées ou banques plus rarement) mettent en valeur le taux d’intérêt mensuel pour cacher le TAEG.
Exemple :
Une société X propose un crédit renouvelable avec un taux mensuel de 1,5 %.
Le consommateur pense alors que ce n’est pas beaucoup, seulement cela représente 1,5 % pour un mois donc sur un an cela revient à 1,5 x 12 = 18 %, un taux annuel énorme pour un simple crédit à la consommation !
- Maintenant comparons un crédit revolving à un crédit d’une autre nature et proposée par une banque. Les banques présentent d’abord le taux annuel et si on le divise par 12 pour obtenir le taux mensuel, on se rend compte qu’il est nettement inférieur à celui d’un crédit renouvelable.
Exemple :
Les taux annuels des banques sont aux alentours de 4 %. Le taux mensuel est alors d’environ 4÷12 = 0,33 %, soit 4,5 fois inférieur à celui des crédits revolving !
- Les mensualités des crédits renouvelables sont très faibles (pour attirer, « allécher » l’emprunteur) mais en contrepartie, les prêteurs allongent fortement la durée de remboursement. Le capital (somme empruntée) est alors remboursé très lentement car les mensualités servent surtout à payer les intérêts. Cette méthode assure ainsi une rente pour les établissements prêteurs mais un endettement pour l’emprunteur qui peut se muer, à la longue, en un surendettement.
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