D) Comment peut-on expliquer le surendettement des ménages ?
Quelles sont les conséquences de la crise (« subprimes » 2008-2009) ?
Suite à la « crise des subprimes » (voir I), qui a fini par atteindre l’Europe et paralysé tous les marchés du monde, beaucoup de ménages se sont retrouvés au chômage ou confrontés à des dépenses imprévues et ont alors eu recours au crédit revolving (il s’agissait souvent de personnes ayant de bas revenus).
Pourquoi les ménages se sont-ils tournés vers ce type de crédit ?
Lorsque les gens ont fait une demande de crédit aux banques, la plupart de celles-ci ne leur ont pas accordés le prêt dont ils avaient besoin car elles avaient étudié leur dossier, leur situation financière et avaient découvert qu’ils n’avaient pas toujours les moyens de rembourser leur emprunt.
Malgré une réponse négative, que peut-on dire de la démarche qu’ont eue les banques vis-à-vis de leurs emprunteurs ?
La démarche des banques a ainsi permis de prévenir le risque d’endettement contrairement aux sociétés de crédit qui accordent des « réserves d’argent ».
L’organisation des organismes de crédit
Après ces remarques, on pourrait penser que les établissements spécialisés dans le crédit à la consommation (notamment « renouvelable ») sont les plus responsables, les plus fautifs du surendettement des ménages. Cependant, la majorité de ces 44 établissements recensés en France sont détenus par de grandes banques.
E) Quand la consommation de masse et les prêteurs influencent les ménages…
- Les établissements de crédits poussent souvent les consommateurs à emprunter en utilisant par exemple des offres promotionnelles (taux promotionnels exceptionnels pendant quelques mois…). Ils s’appuient pour cela sur la société de consommation où la publicité, omniprésente, vante de nouvelles normes sociales comme posséder les produits « dernière tendance » (multimédia (ordinateurs, tablettes tactiles, téléphones portables), électroménager, voiture…).
Exemple :
Dans les magasins, les conseillers sont avant tout des vendeurs. Ils ont donc intérêt à vendre leur produit en accordant un crédit à leurs clients (sans se préoccuper de leur situation financière) car ils touchent des commissions (récompenses monétaires) plus importantes quand ils accordent un crédit que quand ils vendent un bien. En effet, un crédit est censé rapporter plus d’argent, sur le long terme, que la vente d’un simple produit.
- La plupart des magasins de grande surface qui accordent des prêts aux consommateurs (gérés par des sociétés de crédits, elles-mêmes possédées par des banques), leur proposent majoritairement des crédits revolving et les poussent à s’endetter.
Exemple :
D’après une enquête réalisée en 2008 par le magazine « 60 millions de consommateurs », 54 % des demandes de crédits revolving effectuées dans des grands magasins ont été acceptées malgré un fort endettement des demandeurs (41 % des vendeurs n’ont posé aucune question sur l’existence de crédits en cours).
- En 2009, une enquête UFC-Que Choisir, a révélé que tous les établissements spécialisés (parmi lesquels 30 % des banques) orientaient leurs clients vers des crédits revolving. Par la suite, les associations de consommation ont plaidé pour que les prêteurs favorisent les prêts personnels, moins chers et moins risqués et ont demandé la création d’une loi plus stricte concernant l’encadrement des crédits et des publicités pour ces derniers.
- C’est ainsi que la loi Lagarde fut votée le 1er septembre 2010, afin de protéger les ménages des crédits à la consommation.
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